Dans la cour des vieux moutons

Ce soir, je vais parler PlayStation. Et plus précisément des jeux PS1 qu’il faut avoir dans sa bibliothèque quand on possède toujours la PS1 ou la PS2.

La Play 1 était ma deuxième console de quand j’étais petite (la première ayant été la NES). La PlayStation est sortie en 1995 en Europe. Je n’avais que 4 ans quand elle est sortie, j’ai dû avoir ma première Play en 99, vers 8/9 ans un truc comme ça. Et j’ai d’ailleurs eu la PlayStation 2 l’année de sa sortie, genre 1 an plus tard je crois.

Bref, la PS1 est une console de la cinquième génération. La cinquième génération, dans le monde du jeu vidéo, représente l’ère des 32 et 64 bits. C’est l’époque du « complètement 3D » avec des nouveaux types de Game Play. On se souvient tous du Super Mario 64, qui était très bizarre à manier au début ou de Ocarina Of Time sur la N64. Pour la Play, ce sont des jeux comme Tom Rider, Spyro the Dragon, Tekken, ou encore Grand Turismo qui ont marqué notre enfance. Mais il y a aussi d’autres jeux, peu connus qui mériteraient qu’on y jette un oeil, si l’envie de rejouer à des jeux PS nous prend.

Je vais commencer par Courier Crisis !

Dans ce jeu, vous incarnez un biker qui doit livrer le courrier le plus rapidement possible dans des grandes villes, genre Chinatown, ou encore des quartiers mal famés ou des zones industrielles : ces zones sont d’ailleurs hyper fendardes, parce que vous y croiserez des petits Extra-Terrestres (qui ne manqueront pas d’essayer de vous matraquer la tête quand vous passerez devant) et des chiens bleus et même des zombies… En somme, c’est un peu dans le genre Paperboy, mais en plus trash en fait.
Des obstacles surgissent de nul part, au moment où on s’y attend le moins et vous font même des fois bondir de votre chaise tellement vous êtes focalisé sur votre bonhomme et votre livraison.
Plus vous livrez vite plus vous gagner d’argent. L’argent vous permet d’acheter des vélos plus performants (qui vont plus vite mais avec lesquels il sera plus difficile de freiner).

Le niveau de difficulté est graduel en fonction des niveaux, vous devrez recommencer plusieurs fois certaines livraisons pour arriver au bout du level, ce qui ne manquera pas de vous péter les nerfs. Mais en ce qui me concerne, j’adore ce genre jeu un peu sado maso. Vous pouvez (et devez même) faire des figures stylées avec votre bébé. Certaines des figures vous redonnerons du temps, d’autres vous permettrons de faire des sprints etc.

A côté de vos livraisons, vous pourrez aussi rentrer dans les gens et les taper. Par moment vous vous ferez même courser par des clébards qu’il faudra matraquer et vous aurez souvent l’impression que les voitures de la ville sont contre vous, à vous de les éviter en sautant par dessus ou en faisant des roues levées sur leur capot… mais attention, on ne peut pas faire des roues sur toutes les voitures.. là aussi, vous apprendrez à savoir lesquelles à force de vous faire défoncer.
Le must est que vous pouvez aussi vous faire poursuivre par la police pendant votre livraison (ça ajoute une difficulté supplémentaire), suffira de leur faire un geste obscène en passant à côté d’une de leur voiture ou de faire une roue levée avec votre vélo sur leur capot pour que Inter Pole vous poursuive.

En conclusion, CC est un jeu hyper fendard, pas trop facile, qui demande réflexe et Self-Control, et il est vraiment symbolique des jeux qu’on osait faire à l’époque.

Je vous parlerai maintenant d’un tout autre type de jeu, un RPG nommé Jade Cocoon.

Jade Cocoon est donc un RPG de Genki, société japonaise bourrée de talents mais assez peu connue dans nos pays européens.

L’histoire se passe sur la Terre de Parel, monde basé sur la foi des habitants en Elrhim, dieu de la forêt et source de toute vie. Sur ces Terres, les villages sont protégés par une Sphère Divine qui sépare forêt et habitation. Créatures et Humains. Chaque forêt possède un Maître des Cocons qui protège la forêt et ses créatures en les capturant, purifiant et dressant. Cela leur est permis grâce à leur ocarina, avec lequel ils peuvent capturer les monstres.

Vous incarnez Levant, un jeune Maître des Cocons, qui a maintenant l’âge de reprendre le flambeau de son défunt père. Un beau jour, les Onibubu, Sauterelles de l’Apocalypse, brisent la Sphère Divine et répandent une poudre soporifique sur le village qui endort la moitié des habitants. Levant est alors désigné pour se rendre dans les différentes forêt pour trouver l’Herbe de Cabalas. Une herbe magique qui est censée réveillée les villageois endormis.

Le Game Play alterne déplacements et combats. Ces derniers se font au tour par tour et ne sont pas aléatoires. Les créatures sont visibles et évitables (en passant à côté). Certaines vous poursuivront et seront difficilement étivitables car trop rapides, mais même si vous êtes chopé par une créature trop tenace, vous aurez la possibilité de fuir le combat. Vous aurez aussi la possibilité de capturer les créatures dans vos cocons (grâce à votre Ocarina) et de les purifier (vous en ferez en fait de la soie, qui sera par la suite vendable) ou d’en faire des créatures divines que vous allez dresser et/ou fusionner.

Le dressage se fait pendant les combats, vous faites combattre votre créature à votre place, si votre créature gagne, elle monte en niveau. Si vous capturez la créature, c’est vous (Levant) qui augmentez votre niveau. A vous d’alterner les deux pour garder un certain équilibre. La croissance de vos bébés se fait graduellement en fonction des niveaux gagnés.Si vous la fusionner, c’est l’ordre des créatures fusionnées qui aura un impact sur les statistiques de la créature finale.

Quand à vous, Levant – Maître des Cocons, vous commencerez par ne posséder qu’une simple Dague (et votre Ocarina bien sûr) puis au fil du jeu, les armes seront plus nombreuses et aussi plus efficaces. La panoplie d’armes disponibles est très intéressante et vous trouverez vite votre préférée.

Enfin, comme dit plus haut, le jeu est basé sur le mystique et les croyances, les créatures sont donc séparées en 4 éléments : l’eau, la terre, le feu et l’air. Leur élément aura une grande importance pendant les phases de combat, car chaque élément a un point fort et point faible : le feu est plus fort que l’air, qui domine la terre, laquelle surpasse l’eau, celle-ci étant très efficace sur les créatures de feu.

Bref, un très bon RPG avec une histoire vraiment sympa et des créatures très jolies.

J’aurais pu citer : Teams Buddies, Harry Potter 1 et 2, Lucky Luke, Snow Racer 98, Tony Hawks Skateboarding, Point Blank, Crime Crackers…

2013 : Noeuds de consoles.

L’année 2013 s’annonce comme une année ou les jeux-vidéo en tant que tels seront sûrement relégués au second plan de l’actualité, dans l’ombre des consoles de huitième génération qui vont se bousculer tout au long de l’année dans nos magasins. Rarement autant de consoles seront sorties en même temps et nous allons également avoir l’occasion d’accueillir un bon nombre de nouveaux concurrents sur le secteur des plates formes de salon.

OUYA : Ouayaya ça va faire mal.

Concernant ce dernier modèle de jeu (le Free to play donc) il va recevoir un traitement spécial puisqu’il aura sa console de salon dédiée, et ce dés Mars 2013 avec la Ouya. Cette dernière, qui sera propulsée par Android (Jelly Bean), sera vendue aux alentours de 80€ (prix prévisionnel) et aura la taille d’un petit cube. Construite par une société qui s’est créée autour de ce projet : Boxer8, elle a été financée entièrement par Kickstarter. Les dev kit ont été rendus public en décembre 2012 et les consoles de développement, envoyées le même mois.

Munie d’une puce Tegra 3, qui est une puce à tout faire de chez Nvidia équipant actuellement les tablettes tactiles, elle se destine avant tout à faire tourner des jeux issus de ces dernières sur votre téléviseur. Mais pour rester concurrentielle, la jeune Ouya en garde un peu sous la pédale et on dit déjà qu’elle pourrait très vite s’engouffrer dans le créneau du cloud gaming, qui ne va pas tarder à prendre de l’ampleur.

Ce sera la petite première de l’année 2013, et je pense que cela lui sera profitable car elle ne souffrira pas d’une mise à l’écart totale due à la sortie des deux géantes de l’année (Xbox et PS4). Elle occupera de plus une position d’avant garde à bas prix qui pourra attiser une certaine curiosité. Wait and see.

Ouya 1

Ouya 2

STEAM BOX : On ne confirme rien mais on est quand même là.

Mais les petits ingénieurs de Boxer8 ne sont pas les seuls à débarquer avec leur sang neuf pour tenter de s’accaparer quelques parts de marché sur le juteux segment des plates-formes de salon, puisque Valve va aussi tenter de taper l’incruste dans la boite de pandore. Dans leur cas les spéculations allaient bon trains et la rumeur courrait depuis de nombreux mois sur leur projet de « Mini PC de salon prêt à l’emploi ». C’est avec un concept encore un peu flou que Valve va tenter de lancer sa Steam Box. Rien n’est encore vraiment confirmé, comme toujours avec Valve, mais la rumeur très insistante nous souffle que la boiboite tournerait sous Linux. Sachant que Valve vient d’apporter les derniers coups de truelles à la version officielle de Steam Linux, on écartera toute probabilité de coïncidence. Bien évidement la console aura un accès privilégié à la plate forme de Valve (ce qu’aucune autre console ne permet, format propriétaire oblige) mais rappelons que les jeux Steam tournant sous Linux sont pour le moment tout au plus une petite cinquantaine… Concernant le matériel je n’ai trouvé aucune info sur le net pour le moment, mais voici néanmoins les caractéristiques du prototype que la société Xi3 a créer pour Valve sous le nom de code Piston (source Lesnumériques) :

• CPU : x86 type quad-core à 3,2 GHz (modèle X7A)
• GPU : AMD Radeon HD 7660G à 384 unités de calcul (modèle X7A)
• RAM : 8 Go DDR3
• HDD : 1To

Cette console pourrait tirer un avantage certain de son accès à Steam, la plate forme de vente et de DRM étant devenue une véritable application au service des joueurs et disposant d’une cote de popularité sans pareille auprès des gamer du monde entier.

Piston 1

Piston 2

NVIDIA SHIELD : Originalité format « poignée de porte »

De façon beaucoup plus anecdotique, c’est Nvidia qui va lancer son propre projet : le Nvidia Shield. C’est la deuxième console de cette liste qui choisit Android pour fonctionner (Jelly Bean encore une fois) et la troisième qui choisit un OS libre comme couche de base. De là à dire que les grandes maisons veulent favoriser des supports ouverts et libres, il n’y a qu’un pas, que le capitalisme primaire m’empêche de franchir dans ce dossier. Mais l’approche sera ici très différente d’une console classique. Il s’agira plus d’une sorte de périphérique portable qui fera marcher de petit jeu en natif et qui fonctionnera comme un relais à distance pour d’autres. Il se présentera sous forme d’un écran de cinq pouces greffé sur une manette qui semble fortement copié du standard X-box 360 et dans laquelle on aura fourré les composants nécessaire au fonctionnement de la bête.

Les jeux android fonctionneront en local / natif depuis la console, le matériel embarqué étant suffisant pour cet usage. Mais la vraie killer features du project Shield ne se situe pas là, son véritable atout c’est le streaming de jeux PC tournant sur un ordinateur délocalisé. Pour le moment le principe est basique et permet, à courte distance (mettons dans la même maison) de jouer à un jeu tournant depuis un de vos ordinateur sur votre petite manette à écran. Contrecoup : le PC hôte est immobilisé faute de technologie associé pour virtualiser le GPU, mais j’imagine qu’Nvidia va travailler sur ce point car ce serait un sacré argument de vente (vous jouer à votre jeu préféré sur votre Shield pendant que votre mari / femme / gosse continue de se marrer comme un baleine devant les lolcats de youtube). Un autre point fort est qu’il sera possible d’utiliser Nvidia Shield comme intermédiaire pour balancer vos jeux PC sur l’écran de votre télé et utiliser ainsi uniquement le pad de la console pour jouer sur le téléviseur. Hardware.fr qui a pu tester le produit précise tout de même qu’ils n’ont pu jouer que sur le petit écran et n’ont pas pu se rendre bien compte des problèmes d’images dues au streaming (artéfact, alisasing, upscalling éventuel…).

Nvidia Shield 1

Nvidia Shield 2

GAMESTICK : Plus petit tu meurs.

Beaucoup plus récent, le projet Gamestick, par PlayJam, vient juste de récolter ses 100 000 $ et va donc pouvoir se terminer dans la joie, malgré un soubressaut de copyright qui a bien faillit lui couter sa campagne. Ce dernier veut proposer une console sous forme de clef USB, plugable dans une petite manette dédié, pour jouer sur tout les téléviseurs compatibles très facilement. Néanmoins et malgré mes recherches, je n’ai pas trouver plus d’infos sur les futurs jeux du catalogue même si on peut déjà affirmer que les jeux Android seront forcément de la partie puisque la console clef USB tournera sur Jelly Bean (et encore une!). Pcinpact nous dis tout de même que le Gamestick est entièrement autonome et affiche les caractéristiques suivantes :

CPU double cœur Cortex A9, mais la fréquence n’a pas été donnée.

GPU mail 400mp à 300mhz

1go de DDR3

8go de mémoire Flash

Wifi 802.11 b/g/n

Un petit projet qui va peut-être avoir du mal à s’imposer face au Nvidia Shield vu que son seul véritable argument actuel est sont extrême portabilité.

GameStick 1

Gamestick Promo Pics

XBOX 720 et PLAYSTATION 4 : Poussez-vous les morveux.

En fin d’année nous assisterons, impuissants, à la sortie pharaonique des deux grandes géantes qu’on ne présente plus vraiment, et sur lesquels nous croulons d’info en tout genre, de la plus inutile à la plus fondamentale, et faire le tri dans tout ce mic mac n’est pas des plus simple. La sortie des deux monstres est attendus pour la fin d’année, vraisemblablement aux alentours du mois de Novembre selon ce que j’ai pu lire un peu partout. Les consoles de Microsoft et de Sony sont toujours sensiblement les mêmes et à travers toutes les infos qui circulent on ne note aucun réel changement de politique vis à vis de l’orientation des plates forme : Sony fait des consoles de jeu pur et dur et Microsoft des plate forme multimédia qui font aussi console.
Je me permet également de ne pas mettre d’image de ces deux dames, les concepts finaux n’ayant pas encore été dévoilés.

Du coté de Sony, on murmurait beaucoup il y a un mois ou deux à propos d’un système anti revente d’occasion (un brevet posé par le géant Japonais le 9 décembre dernier semble orienter la technique vers l’écriture d’une puce RFID, gravant à jamais l’état « vendu » sur le jeu). Sony ne cache d’ailleurs plus du tout son hostilité vis à vis du marché de l’occasion dans ses déclarations publiques récentes mais aucune confirmation d’action concrète n’a été faite par le constructeur.

La Playstation 4 sera apprêtée avec des puces AMD : processeur à 8 cœur cadencé à 1,6ghz ainsi qu’un GPU Radeon plus ou moins aligné avec la 7970M en terme de performance. Les deux puces seront réunis sur un même SoC, le tout avec 4Go de GDDR5.

Chez Microsoft on aura une console qui sera, bien entendu, propulsé par Windows 8 et qui alignera un matériel presque complètement identique à celui de la PS4 puisque les deux consoles partageront un processeur issue de la même famille Jaguar de chez AMD à 8 cœur (en réalité 4 cœur émulés). On aura ici 8 Go de DDR3 et aucun choix définitif communiqué à propos de la puce graphique.

Deux bonnes config qui devraient enfin permettre aux consoles de tirer vers du 60 fps avec support natif des grandes résolutions (enfin j’espère, sinon je vois pas à quoi ça servirait d’aligner ce type de matériel). Au final en novembre nous sortirons du cycle de vie le plus long que l’histoire des consoles ait jamais connu puisque nous aurons passé 8 ans avec les mêmes boites sans voir l’ombre d’un changement. Ce type de cycle à rallonge (qui vont tendre à s’allonger encore plus) permettent aux constructeurs d’essorer le support jusqu’à la moelle et de rentabiliser à fond leur investissement, mais du coté des jeux on en souffre en terme d’évolution technique et technologique puisque les développeurs sont forcés de stagner pendant des années avec le même matériel. J’espère tout de même que cette génération de console signera le coup d’arrêt de la course au photo réalisme et un retour de certains studios à du développement natif sur PC.

On notera aussi que les deux géants ont choisis de s’équiper presque 100% chez AMD (carte graphique et processeur chez Sony et processeur seulement chez Microsoft) ce qui constitue un revirement inattendu pour le fondeur qui connaissait jusque là des années noir.