Deadlight, cheap zombi walk.

ScreenShot019

Il y a tout juste quelques semaines, l’un des grands événements annuel du gamer pauvre a eut lieu : les soldes steam. Cette fois-ci je m’étais armé de force morale, et je ne cessais pas de me répéter : « Cette fois mon vieux Mutin, tu n’achètes rien ! Tu t’es déjà suffisamment gavé pendant les fêtes alors maintenant c’est l’heure de s’entretenir et surtout d’épargner ton maigre porte feuille. ». Mais bien entendu ma prétendu force morale ne valait pas un clou et j’ai céder à l’appel de certaines offres alléchantes. Parmi elles il y avait Deadlight, un jeu en scrolling horizontal qui semblait vraiment soigné. N’étant pas très familier du film de zombie ou d’apocalypse, je préfère prévenir tout de suite que je n’ai pas su déceler toutes les références et tout les clins d’œil aux genres mais voici néanmoins un petit aperçu de ce qu’il a dans le ventre.

Le jeu est proposé par Tequila Works, qui n’ont encore rien développé d’autres pour le moment, et exploite l’Unreal Engine 3. Deadlight se déroule en vue de profil, comme les vieux soft en 2D, mais est en fait en 3D. C’est disponible sur Steam pour 11,99€ et sur le XBLA. Voilà pour les détails.

Deadlight cinematic 1

Dans Deadlight, le monde est ravagé par les « ombres », des caricatures d’hommes rongés par la noirceur et qui n’ont plus que leur agressivité décérébré pour eux (en réalité c’est juste des zombies tout noir mais en plus poétique). Au cœur d’un Seattle envahit par ces âmes en peine, vous incarnez un homme qui a tout perdu et qui cherche à rejoindre la dernière zone sécurisée, mais pour cela il doit traverser la ville, abandonnée et en ruine en échappant aux griffes de l’obscurité et aux obstacles de la route.

D’abord la direction artistique est un vrai monolithe, servit par une gestion de la lumière savante et un rapport à l’obscurité qui appuie le coté noirâtre du monde, envahit par les ruines. Les arrières plans, tout en 3D, sont fourmillant de détails, de perspectives sur le monde, baignés dans une espèce d’aube crépusculaire stalkerienne ou s’éparpille les carcasses de voitures, les autoroutes qui s’effritent et les bâtiments portant les stigmates de l’apocalypse. Dans la peau du personnage principale (Wayne) vous n’êtes rien de plus qu’un fantôme de passage au milieu des ombres. Les tableaux sont très beaux, hormis la différenciation entre premier plan (très mouvants) et arrière plan (très fixe) qui est trop marqué. L’unreal Engine montre ici certaines faiblesse dans le rendu des mouvements et des effets au premier plan mais rien de dramatique en fin de compte, car tout est fait pour servir l’ambiance et la DA qui est vraiment une réussite.

Deadlight DA

Le jeu est donc en fausse 2D puisque vous jouez en scrolling horizontale mais que tout les décors sont modélisés en profondeur et en 3D. On retrouve donc les mécaniques de gameplay classique du jeu en vue de profil, avec une grosse notion de plate forming et de mouvements, même si on est ici dans des enchaînements globalement simples a effectués et plutôt balisés : s’accrocher aux rebords, faire un roulé boulé, enchaîner un ou deux sauts délicats pour esquiver une volée d’ombres ou quelques pièges, rien de bien méchant dans la technique (même si il ne sera pas rare de recommencer certains passages plusieurs fois pour en voir le bout). Les checkpoints très réguliers et bien placés permettront en outre de recommencer les passages difficiles sans avoir à refaire la moitié du niveau à chaque fois, c’est assez appréciable.
Deadlight saura aussi vous mettre une certaine pression pour corser un peu le jeu : les ombres sont inquiétantes, on n’a pas envie d’y avoir affaire et à certains moments on a vraiment le feu aux fesses. Le stress monte vite si on commet une erreur et dans ces cas là on à de grandes chances de finir en hachis pour zombie en tentant de se sortir d’une situation ou on a enchaîné les faux pas. Les ombres ont une bonne IA « no brain » de base, trébuchant bêtement vers vous en niant tout danger sur leur route. Mais on apprend très vite à ne pas les sous-estimer car elles sont redoutables une fois qu’elles vous ont coincés.
Le danger pour le joueur vient en grande partie de la jauge d’endurance qui baisse en flèche dés qu’il s’agit de se battre : donner un coup de hache vengeur pour sauver sa vie, tout le monde peut le faire, mais quand trois zombies vous ont coincés et que le combat s’annonce âpre, autant dire que ça ne sera pas facile. Quatre ou cinq coups donnés, et l’écran se rétrécie, tout bleu, indiquant que vous êtes à bout de souffle et que vous devez attendre de reprendre un peu de force. De toute façon la meilleur option restera toujours la fuite et l’esquive. Cette même jauge d’endurance se videra d’ailleurs à chaque action nécessitant de la force comme se tenir à une corniche, courir très vite, ou se déplacer le long d’un câble à bout de bras. Il ne faudra pas traîner ni trop se louper si on ne veut pas tomber dans la fosse aux lions (ou dans un piège) au milieu de son action pour cause de souffle court.

Deadlight passage plate forme

La narration est plutôt classique, portée à la façon de Max Payne 2 par quelques moments « off » ou vous regarderez défilez des planches de BD stylisés qui vous raconterons lentement l’histoire terrible du monde et du personnage principale, qui poursuit quant à lui ses démons tout en essayant de les vaincre au milieu des ruines qui n’offrent plus rien. Le ton est très pessimiste et les scènes narrer n’ont généralement pour fin que d’appuyer encore plus le fatalisme et la dépression qui pèse sur les survivants désabusés. Les dialogues sont en Anglais et la VO est vraiment très bonne, accentuant l’immersion. Les bruitages et la bande originale sont également de très bonne facture.

Néanmoins, certains problèmes viennent parfois pourrir un peu l’expérience de jeu, souvent par manque de clarté dans les éléments du décors. Il n’a pas été rare que je me jette dans des gouffres là ou je pensais trouver un bon plancher bien solide. Quelques bug de scrolling quand on heurte des murs de transitions feront basculer la caméra sur le prochain tableau alors que Wayne n’a pas encore quitté le précédent, mais le jeu corrige tout seul systématiquement en ramenant la caméra à sa juste place, rendant la gène minime. Les développeurs ont aussi esquiver les passages aquatiques comme des lâches : c’est bien simple Wayne ne sait pas nager et si vous toucher un bassin qui a plus d’un mètre cinquante de profondeur vous mourrez instantanément. C’est dommage quand on voit le soin qui a été apporté à l’ambiance glauque et humide des égouts, on se dit que le résultat aurait put être excellent. J’ai aussi trouver assez étrange la profusion de pendus sur les tableaux, à croire que c’était un leitmotiv du jeu. Il y a aussi cette trop grande facilité et le fait qu’on traverse tout ça un peu rapidement et sans avoir trop de raisons de s’attarder. Finalement on glisse assez vite de gauche à droite et les énigmes ne cassent franchement pas trois pattes à un canard.

Deadlight rendu profondeur de champ

Au final Deadlight est un excellent jeu de plate forme (ça ne court déjà pas les rues) malgré un challenge généralement aux abonnés absents et certains passages pas bien excitants à jouer. Il n’en reste pas moins que le jeu est vraiment dans la moyenne haute des grosses productions indé de l’année 2012 et vaudra le détour en promo (il est d’ailleurs actuellement en promotion à 5,99€ sur steam et, à ce prix là, je vous conseil la balade).

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